Salle propres

Attention aux modes dégradés Covid-19

Titre 5

Modifier les paramètres aérauliques

Il faut réfléchir !!

 

Arrêt de la ventilation

L’arrêt de la ventilation et de l’extraction d’une salle opératoire, correspond à annuler d’une part, toute arrivée d’air filtré, traité en chaud/froid et d’autre part, supprimer toute extraction d’air. De ce fait, nous nous trouvons dans une ambiance dans laquelle plus aucune dynamique aéraulique et échange n’existent. Les conséquences d’une telle situation et surtout durant une activité opératoire, sont de trois types :

 

1/ Au niveau des paramètres physiques, les suites sont nombreuses : l’air filtré n’étant plus distribué, nous allons assister à une augmentation rapide des taux de particules liées à l’activité, aux personnes présentes, aux matériels. Les autres paramètres importants et indispensables à l’asepsie de l’environnement : cinétique de décontamination, surpression, renouvellement de l’air, sont annulés. La température et l’hygrométrie à l’intérieur de la salle, liées aux dégagements calorifiques de l’activité et des personnes présentes, ainsi qu’aux conditions climatiques externes, augmentent.

 

2/ Au niveau des paramètres biologiques de l’environnement, toujours liés à l’activité, aux personnes et au manque de traitement d’air, les seuils microbiologiques normalisés seront bien entendu, largement dépassés. A titre indicatif, des évaluations ont déjà été réalisées, elles ont démontré que durant une activité opératoire d’une durée de trois heures, réalisée dans une ambiance normalisée (Risque 3 NFS 90351) les valeurs des taux microbiologiques de l’air à la fin de l’intervention, sont au moins 20 fois supérieures aux valeurs initiales.

Concernant les surfaces de la salle opératoire, sols, murs, plafonds, ainsi que l’ensemble des surfaces des appareils et dispositifs, peuvent également être supports à des développements microbiens, essentiellement liés aux importantes concentrations particulaires présentes dans l’air (ces mêmes particules se déposant par sédimentation sur les surfaces) et aux élévations de température et surtout d’hygrométrie.

  

 

3/ Au niveau des paramètres chimiques, l’arrêt de la ventilation et de l’extraction (plus de cinétique et de renouvellement d’air) d’une salle opératoire, peut faire augmenter les seuils admissibles et normalisés des gaz halogénés et protoxyde d’azote, si utilisés.

 

Dans les confinements de type absolu comme appliqués dans les salles opératoires, les paramètres aérauliques, en dehors de toutes normalisations et recommandations, sont d’une importance capitale dans le bon fonctionnement et le maintien de l’asepsie. Tous les éléments sont dépendants les uns des autres et ne peuvent être traités individuellement. Prenons comme exemple, la cinétique de décontamination liée à la qualité et à la quantité d’air délivrées, qui exprime le temps nécessaire pour épurer l’air après contamination.

 

On estime que dans le cadre d’une situation normalisée, le temps nécessaire est de 10 minutes environ pour épurer à 90 % un air pollué et qu’il faut une heure de ventilation, en plus, pour traiter les 10% restant. En résumé, après l’arrêt prolongée d’une ventilation dans une salle, il faudrait attendre au moins une heure, après la remise en fonctionnement de la ventilation, pour revenir à la situation initiale et garantir de nouveau, l’asepsie.

 

C’est pour l’ensemble de ces raisons, que nous recommandons, après un arrêt du traitement d’air suite à une panne ou une maintenance à réaliser, de procéder à un bionettoyage des surfaces suivi d’une désinfection par voie aérienne (DSVA) au peroxyde d’hydrogène, de remettre la ventilation en fonctionnement, une heure après la désinfection et d’attendre une heure avant d’occuper la salle.

 

Mise en dépression

La mise en dépression par rapport à un couloir central, d’une salle opératoire, consiste à réduire le débit de soufflage d’air et en maintenant ou augmentant le débit d’extraction d’air. De ce fait, nous allons avoir un sens des flux d’air provenant du couloir et des autres ouvertures potentielles (voir des défauts d’étanchéité), vers la salle opératoire concernée.

  

Ce mode dégradé, nous ramène à une échelle moindre, à prendre en considération les conséquences préalablement décrites et liées à l’arrêt de la ventilation. La conséquence directe d’une telle situation, étant la difficulté voire l’impossibilité, de maintenir un niveau aseptique environnemental opératoire et adapté aux types d’interventions (voir NFS 90351).

Dans l’absolu, nous pourrions affirmer que la mise en dépression, permet le confinement dans la salle, des germes aéroportés et émis par un malade, tout en maintenant un niveau d’asepsie correct de l’environnement. Vrai, à condition d’être dans des structures parfaitement étanches et surtout de ne pas ouvrir les portes. A chaque ouverture de porte, les concentrations en éléments physiques, biologiques et chimiques s’équilibrent (phénomène identique à l’osmose pour les liquides). En résumé, à chaque ouverture des portes, les flux d’air s‘annulent et cela quelle que soit le niveau de pression (surpression ou dépression). D’autre part en réduisant les débits de soufflage et en dehors des paramètres thermiques, nous augmentons les cinétiques de décontamination avec comme conséquence directe, une concentration en particules présentes dans l’air, d’une durée plus longue.

Je pense que les recommandations faites pour le maintien d’une iso pression doivent être suivies.

 

Sur un plan technique, il peut aussi être réaliser des SAS utilisés en pièges septiques à l’identique des SAS de désamiantage, à l’entrée de chaque salle ou bien revoir les circulations des SAS malade ou Auge.

 

 

Philippe PREAU

Directeur Général et Scientifique

Bloc opératoire - Salle propre

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